Libre Pensée 35
Libre Pensée 35

Présentation de l’ouvrage de Nicole Dorey « Contribution à l’Histoire de la Libre Pensée en Ille et Vilaine »

Par M. Le Normand

 

Le présent et important travail a été effectué par notre ancienne présidente Nicole DOREY à partir des archives éparses et parfois lacunaires de notre Association, complétées par des recherches aux archives départementales et par la compilation de la presse locale et des revues de la Fédération Nationale de la Libre Pensée.

 

L’auteur a divisé la période en trois parties :

Ch. 1 Des origines au lendemain de l’après- guerre, 1905–1949 ;

Ch. 2 La Libre Pensée de 1949 à 1980 ; 

Ch. 3 La Libre Pensée de 1982 à 2016.

Les rapports avec la Libre Pensée dans les autres départements bretons sont parfois évoqués ainsi que ceux, plus organiques avec la Fédération Nationale.

 

Du fait de la différence de nature et de qualité des archives disponibles, chacune des trois parties constitue une source différente de réflexions pour notre histoire et nos projets d’avenir.

 

Dans le premier chapitre, l’avènement historique de la laïcité par la loi de 1905 commande les vicissitudes des rapports locaux, dans la très catholique Bretagne, entre les composantes de la gauche à son sujet, au cours de la première moitié du 20e siècle.

Après les chocs de deux guerres mondiales où l’Église romaine, par l’intermédiaire de ses papes, fut très impliquée, cela se termine, dans l’association de Libre Pensée rennaise, par l’exclusion, pour non-conformité avec l’engagement de défense de la laïcité de tout Libre Penseur, de deux personnalités importantes de la SFIO et élus dans la municipalité rennaise, Alexis Le Strat et Armand Rébillon. 

 

Le deuxième chapitre traite des conséquences de ces exclusions sur la vie de l’association. Une scission en 2 groupes de libres penseurs, pendant plus de 20 ans, va se produire. La réunification ne sera possible qu’à la mort des principaux protagonistes mais les effectifs auront considérablement fondu. Nous n’avons pas retrouvé d’archives mentionnant la réintégration de A. Le Strat mais, à son décès, en 1970 il était encore, semble-t-il, secrétaire et V. Droinneau (mort en 1972)  président.

 

Le troisième chapitre enfin, nous concerne plus directement car nous avons connu les principaux protagonistes et participé aux choix des activités les plus récentes jusqu’à l’arrivée de notre président, Jean-Sébastien PIERRE,  à la responsabilité nationale suprême.

 

La lecture de cet ouvrage vous mettra en présence des documents traces d’une évolution politique de plus d’un siècle autour de la laïcité (anticléricalisme), de l’anti-dogmatisme (religieux autour de l’œuvre de Turmel, et écolo-éthique), de l’antimilitarisme (fusillés pour l’exemple) de la question sociale (socialisme, anticapitalisme), qui sont les traditionnels thèmes dont traite la Libre Pensée nationale et internationale, association d’éducation et d’instruction populaire.

Vous pouvez trouver l’ensemble de nos publications : éditions, réédition d’ouvrages, et Bulletins Libre Pensée 35, sur ces différents thèmes depuis 2000 sur notre site Web :

http://www.libre-pensee-35.fr

Bonne lecture. 

Communiqué de la Fédération Nationale: Crèches et laïcité.

 

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

 

 

Crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République :

Rendre des arrêts ou rendre des services ?

 

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée, qui est à l’origine de la loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, entend tout faire pour faire respecter la laïcité de l’Etat. C’est pourquoi, elle est à la source des recours contentieux contre les décisions de collectivités publiques qui imposent la présence de crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République. Elle entend aller jusqu’au bout de cette affaire et épuiser toutes les voies de recours possibles.

 

 

Les choses sont pourtant simples 

 

La République est laïque et elle assure la liberté de conscience de tous les citoyens et citoyennes et de chaque citoyenne et citoyen. C’est pourquoi « l’Etat s’arrête où commence la conscience », selon la belle formule de Francis de Pressensé. La République est neutre en matière métaphysique. Pour respecter la liberté de conscience de nos concitoyens, elle ne doit afficher aucune préférence religieuse. 

 

Même un esprit étroit, réactionnaire et xénophobe, de quelqu’un concourant à une primaire présidentielle, devrait pouvoir comprendre cela. Tel ne semble pas être le cas aujourd’hui, car derrière « l’affaire des crèches », il y a bien autre chose. Il y a la volonté de quelques croisés en mal de mise à sac et de prise de Jérusalem, « pour bouter le Sarrazin hors de France », d’instituer une nouvelle guerre de religions dans notre pays.

 

En effet, comment peut réagir un de nos concitoyens d’origine arabo-musulmane, quand il assiste à une campagne hystérique pour traquer « tout signe de culture musulmane » (voile, burqa, burkini, main de Fatma) dans un domaine où il devrait être librement autorisé, puisqu’il ne dépend pas de la sphère publique que régit le principe de laïcité ;  alors que dans les endroits où la laïcité devrait s‘appliquer,  à savoir  les bâtiments de la République, on autoriserait la présence de crèches chrétiennes, dont même un esprit simplet ne peut nier qu’il s’agit d‘un symbole chrétien ?

 

On voudrait inciter à des affrontements communautaristes qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il est vrai que pour justifier « l’état d’urgence permanent », rien de vaut une atmosphère de guerre civile entre « communautés religieuses ».

 

Que va-t-il se passer maintenant juridiquement ?

 

Devant la cacophonie juridique instituée par des décisions d’instances de justice administrative qui, sur la base de mêmes faits en interprétant les mêmes textes de loi, aboutissent à des décisions contradictoires, on attend du Conseil d ‘Etat qu’il remettre de l’ordre dans le chaos juridique et qu’il fixe une ligne de droit.

 

C’est donc avec un certain étonnement que la Libre Pensée a pris connaissance des conclusions du Rapporteur au Conseil d‘Etat qui préconise de casser les deux arrêts de Cour d’appel administrative et de rejuger les affaires. En matière footballistique, c’est remettre la balle au centre et demander que le match soit rejoué. Il n’y a donc objectivement aucune raison de penser que le trouble juridique cessera, puisqu’on recrée les conditions de son existence.

 

Par ailleurs, conditionner la présence de crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République en demandant qu’elles ne soient pas « religieuses », c’est faire un tour de force qu’aucun magicien ne pourrait faire : une crèche chrétienne est un symbole religieux : Marie,  Joseph, Jésus sont des personnages du Nouveau-Testament chrétien. La discussion reste ouverte sur l’âne et le bœuf.

 

La solution de sagesse consisterait à rappeler l’esprit et la lettre de la loi de 1905 et d ‘indiquer, comme l’a fait le vadémécum de l’Association des Maires de France : au nom de la laïcité, les crèches chrétiennes n’ont pas leur place dans les bâtiments de la République, maison commune de TOUS les citoyens, quelque que soient leurs opinions religieuses ou non-religieuses.

 

Il existe, quand même, suffisamment d‘endroits où l’Eglise catholique peut mettre ses crèches, à commencer par ses églises, cela pourrait même y amener le public qui semble lui faire défaut. L’adage populaire ne dit-il pas : chacun chez soi ? Ce que Victor Hugo avait traduit par la formule : l’Etat chez lui, l’Eglise chez elle !

 

La Laïcité ne peut être à géométrie variable selon la religion à laquelle elle s’applique

 

 

 

communiqué de presse  relayé par la FNLP Les Amies et Amis de  la Commune de Paris-1871

144 ANS APRèS, LES COMMUNARDS REVIENNENT

à L'HôTEL de VILLE de PARIS !

 

16 MARS - HôTEL DE VILLE - 19 Heures

 

CÉRÉMONIE DE DÉVOILEMENT DE LA PLAQUE à LA MÉMOIRE DES ÉLUS DE LA COMMUNE DE PARIS QUI ONT ADMINISTRÉ LA VILLE DU 26 MARS AU  28 MAI 1871

 

Que faut-il penser de la création par la mairie de Rennes d'un Comité consultatif de la laïcité?

La fédération d'Ille et Vilaine de la Libre Pensée a été sollicitée par Nathalie Appéré, maire de Rennes, pour sièger dans un Comité consultafif sur la laïcité, avec d'autres associations et personnalités. Un tel commité ne nous paraissant pas répondre aux principes les plus élémentaires de la laïcité la fédération, par une lettre de son président a signifié son refus de siéger. Nous donnons ci-dessous, la lettre de Nathalie Appéré et la réponse de Jean Sébastien Pierre, président de la fédération d'Ille et Vilaine de la Libre Pensée:

 

 

 

Lettre de Nathalie Appéré.
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Réponse de Jean Sébastien Pierre, président de la fédération d'Ille et Vilaine de la LP.
JSP réponse maire Rennes.pdf
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Halte à la Charia catholique !

Halte à la Charia catholique.
Communiqué de presse de la Libre Pensée.
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